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Domaine, hébergement, accès : ce qui doit être à votre nom

Le nom de domaine, l’hébergement, les adresses e-mail, le code source et les comptes Google de votre site doivent être enregistrés au nom de votre entreprise, avec des identifiants que vous contrôlez. Votre prestataire y reçoit un accès que vous pouvez retirer. Pour un .ch, le titulaire inscrit chez le registraire décide : ce registraire doit lui permettre de passer chez un autre à tout moment.

À qui appartiennent le nom de domaine, l’hébergement et le reste du site ?

Les neuf éléments ci-dessous ont chacun leur compte, leur titulaire et leurs accès, parfois chez des prestataires différents.

  • Titulaire du domaine : la personne ou l’entreprise inscrite comme détentrice du nom de domaine. C’est elle qui peut changer de registraire ou demander le passage du domaine à un nouveau titulaire, selon les Conditions générales de SWITCH, le registre du .ch (§ 3.2.2).
  • Registraire : l’entreprise chez qui le domaine est enregistré et à qui vous payez les frais annuels, selon la définition de Hostpoint. Tous les noms de domaine .ch sont enregistrés et gérés exclusivement par les registraires agréés par SWITCH. D’après la FAQ de SWITCH, c’est dans bien des cas l’hébergeur du site.
  • DNS (serveurs de noms) : les réglages qui indiquent où se trouvent le site et les e-mails. Un domaine ne sert à un site ou à des e-mails qu’avec des serveurs de noms configurés ; après un changement, il peut s’écouler quelques heures ou même quelques jours avant que les nouveaux serveurs répondent.
  • Hébergement : le serveur ou le service qui garde le site en ligne. Le compte d’hébergement contient les fichiers du site.
  • E-mails : les boîtes de votre domaine, par exemple contact@votre-entreprise.ch. Selon SWITCH, serveur web et serveur mail sont généralement fournis par un hébergeur ; le compte de messagerie demande donc les mêmes précautions que l’hébergement.
  • Code source : les fichiers qui font fonctionner le site. Les détenir permet de déplacer le site ou de le confier à un autre développeur. L’article WordPress ou site sur mesure montre ce qu’ils contiennent selon la base technique choisie.
  • Search Console : l’outil de Google qui montre comment votre site apparaît dans la recherche. Google distingue le propriétaire validé, qui a prouvé la propriété avec un jeton placé sur le site, du propriétaire délégué et des utilisateurs, avec un accès complet ou limité.
  • Fiche d’établissement Google : votre fiche sur Google Maps et dans la recherche locale. Elle peut avoir plusieurs propriétaires, mais un seul propriétaire principal, qui contrôle totalement la fiche. Sa configuration est décrite dans la liste de contrôle du SEO local à Genève.
  • Mesure d’audience : l’outil qui compte les visites, par exemple Google Analytics. Seul un administrateur peut attribuer les rôles des autres utilisateurs. Si l’outil dépose des traceurs, il touche aussi au consentement : voyez ce que la nLPD demande à votre site.

Comment vérifier qui est propriétaire de chaque élément ?

Pour un .ch, la requête de noms de domaine de SWITCH n’affiche plus le titulaire depuis le 1er janvier 2021 ; elle indique le registraire et ses coordonnées. Le titulaire figure dans votre espace client chez ce registraire. SWITCH donne aussi accès aux données du détenteur sur demande, à qui s’authentifie et démontre un intérêt légitime prépondérant, par exemple un détenteur qui veut vérifier l’enregistrement actuel.

Le tableau donne, pour les neuf éléments, le nom que je recommande, les personnes qui y accèdent et l’endroit où le vérifier. Les procédures citées ont été consultées le 6 octobre 2026.

ÉlémentÀ quel nomQui y accèdeComment le vérifier
Titulaire du domainevotre entreprisevousdans votre espace client chez le registraire ; sur demande, auprès du service de renseignements de SWITCH
Registrairecompte client de votre entreprisevous ; le prestataire avec un accès séparé, si le registraire le permetla requête de noms de domaine de SWITCH affiche le registraire et ses coordonnées
DNSdans votre compte de registraire ou d’hébergementvous et le prestataire qui configure le sitela zone DNS de ce compte, que vous devez pouvoir ouvrir
Hébergementvotre entreprisevous ; le prestataire pour l’entretienla facture et le compte d’hébergement à votre nom
E-mailsvotre entreprisevous et vos collaborateursla console d’administration des boîtes, chez l’hébergeur ou le fournisseur de messagerie
Code sourcevotre entreprise, après règlementvous et le développeur que vous choisissezune copie des fichiers ou un dépôt de code que vous pouvez ouvrir sans le prestataire
Search Consolevotre compte Google, comme propriétaire validéle prestataire comme propriétaire délégué ou utilisateurParamètres › Utilisateurs et autorisations
Fiche d’établissement Googlevotre compte Google, comme propriétaire principalle prestataire comme administrateurla liste des propriétaires et administrateurs de la fiche
Mesure d’audiencevotre compte, avec le rôle Administrateurle prestataire avec un rôle limitéla gestion des accès de Google Analytics, ou son équivalent dans l’outil choisi

La colonne « À quel nom » donne une recommandation ; le contrat doit préciser ce qui vous revient à la fin du projet.

Comment transférer un nom de domaine .ch ?

Deux opérations portent ce nom. Le changement de registraire déplace le domaine chez un autre prestataire, sans changer son titulaire. Le changement de titulaire fait passer le domaine à une autre personne ou entreprise ; les Conditions générales de SWITCH l’appellent « transfert ».

Où obtenir le code de transfert ?

Pour passer chez un autre registraire, il vous faut un code de transfert (Auth-Code). D’après la FAQ de SWITCH, vous l’obtenez de votre registraire actuel, puis vous le transmettez au nouveau. Hostpoint le décrit comme une clé : seule la personne ou l’entreprise qui la possède peut transférer ou reprendre le domaine. Gardez-le comme un mot de passe.

Le registraire d’arrivée peut ajouter ses conditions. Pour un transfert vers Infomaniak, son guide demande de vérifier que le domaine a été créé ou transféré depuis plus de 60 jours, d’avoir accès à l’adresse e-mail du contact administratif et de désactiver la protection contre le transfert chez le fournisseur actuel. Il conseille aussi de noter vos enregistrements DNS si le site ou les e-mails restent un temps chez un tiers. Chez Hostpoint, le transfert d’un .ch dure quelques minutes, et la période déjà payée est reprise, jusqu’à 12 mois.

Comment changer le propriétaire d’un nom de domaine .ch ?

Pour faire passer un .ch à un nouveau titulaire, le § 3.2.2 des Conditions générales de SWITCH prévoit deux voies. Le titulaire actuel peut demander le transfert à un nouveau titulaire, par le biais du registraire qui gère le domaine. Le transfert peut aussi avoir lieu sur présentation au registraire d’une décision définitive et exécutoire en Suisse, rendue par un tribunal ou un tribunal arbitral, ou d’un accord conclu par les deux parties.

Si votre domaine a été enregistré au nom de votre prestataire, c’est lui le titulaire. Le passage à votre nom suppose alors sa demande auprès du registraire, ou l’un de ces documents.

Que faire si l’ancien prestataire ne répond plus ?

Si le domaine est à votre nom, adressez-vous au registraire affiché par la requête de noms de domaine. SWITCH précise que le registraire est tenu d’autoriser à tout moment au détenteur le transfert vers un autre registraire. D’après la même FAQ, après l’effacement d’un .ch, le domaine reste 40 jours en délai de transition ; pendant ce délai, son détenteur peut demander au registraire de le rétablir.

Si le domaine est au nom de l’ancien prestataire, son passage à votre nom suit les deux voies du § 3.2.2 décrites plus haut. Pour un litige avec le registraire, SWITCH rappelle que le contrat est privé, que son exécution relève du droit civil, et renvoie vers un avocat ou la protection locale des consommateurs. Pour un désaccord avec l’ancien prestataire, demandez aussi conseil à un avocat : cet article ne remplace pas son avis, et aucune démarche ne garantit la récupération d’un domaine.

Sans les fichiers du site, il faudra peut-être le refaire. Si ses adresses changent, l’article sur les redirections lors d’une refonte explique comment garder vos pages dans Google.

Combien coûtent un nom de domaine et un hébergement par an ?

Le coût d’un .ch dépend du registraire chez qui il est enregistré. Aux tarifs relevés le 23 septembre 2026 :

  • nom de domaine .ch : 9,89 CHF hors TVA par an chez Infomaniak, 15 CHF TVA comprise chez Hostpoint, avec un prix réduit la première année chez les deux ;
  • hébergement web : dès 10,91 CHF par mois hors TVA chez Infomaniak, 15,90 CHF par mois TVA comprise chez Hostpoint ;
  • e-mails : Infomaniak inclut une adresse avec chaque domaine ; une boîte seule, Cloud Office Basic chez Hostpoint, coûte 3 CHF par mois TVA comprise, 2 CHF la première année.

Ces frais s’ajoutent chaque année au prix de création du site. La page sur le prix d’un site internet en Suisse détaille l’ensemble des frais après la mise en ligne.

Que remet Eljadi WORKS après le règlement ?

Les conditions qui suivent figurent dans la FAQ de ma page processus, en date du 6 octobre 2026.

Le nom de domaine est enregistré à votre nom ou à celui de votre entreprise. Vous conservez la même adresse si vous changez d’hébergement. À la livraison, après règlement complet, je vous remets les fichiers du site, les accès et les indications utiles pour la suite. Ces fichiers permettent de poursuivre le projet avec moi ou un autre développeur, sur un hébergement compatible.

L’hébergement est inclus pendant les 3 mois de suivi compris, puis dans le suivi facultatif. Sans suivi, l’hébergement doit être repris ailleurs : le tableau ci-dessus vous sert alors de liste des comptes à reprendre.

Quels contrôles faire avant de livrer un site ?

Voici, au 6 octobre 2026, la liste que j’applique avant chaque mise en ligne :

  • le site fonctionne, sans bug ni incohérence ;
  • tests d’intrusion en local, proportionnés à la sensibilité du site ;
  • tests de fuite nLPD/RGPD : aucune donnée ni requête vers un serveur non autorisé, et respect du consentement ;
  • audit Lighthouse, toujours ;
  • recherche de failles connues dans les dépendances du site et dans leurs propres dépendances ;
  • publication uniquement si tout est vert.

Les dépendances sont les bibliothèques de code sur lesquelles le site s’appuie. Une faille connue dans l’une d’elles, ou dans une bibliothèque qu’elle utilise à son tour, concerne aussi votre site : la recherche couvre donc aussi les dépendances des dépendances. Les tests de fuite se rattachent aux règles présentées dans l’article sur la nLPD et votre site internet.

Avant d’accepter la livraison, reprenez chaque ligne du tableau : chaque compte doit être à votre nom, et vous devez pouvoir vous y connecter seul.

Cette liste décrit mes contrôles. Elle ne constitue ni un audit de sécurité certifié ni une garantie de conformité juridique.

Mon expérience de l’hébergement

J’ai fait un stage de six mois comme Site Reliability Engineer (SRE) chez Infomaniak, en 2026. J’y ai notamment travaillé avec les API de plusieurs services pour les relier dans un processus automatisé. Je présente mon parcours sur la page À propos.

Infomaniak est aussi l’un des deux registraires cités dans cet article, avec Hostpoint, pour leurs tarifs et leur documentation publics. Vous gardez le choix de votre registraire et de votre hébergeur.

Sources

Omar Eljadi, fondateur d’Eljadi WORKS

Omar Eljadi

Fondateur d’Eljadi WORKS

  • Stagiaire Site Reliability Engineer (SRE) · Infomaniak
  • Stagiaire support IT · Dassault Aviation Business Services

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