Un site bilingue français anglais ajoute un second parcours complet : menus, formulaires, messages d’erreur, e-mails de confirmation, mentions légales, titres pour Google et adresses, dans chaque langue. Chaque page doit être reliée à son équivalent, et chaque mise à jour se fait deux fois. Cette deuxième langue vaut l’effort si vos clients l’utilisent pour vous trouver ou vous écrire, et si vous pouvez tenir les deux versions à jour.
Qui consulte un site en anglais à Genève ?
À Genève, 31 % des personnes actives occupées parlent anglais au travail, en moyenne sur la période 2020-2024, selon l’OCSTAT (tableau T 01.06.1.03). Le chiffre porte sur la population résidante permanente active occupée de 15 ans ou plus, hors fonctionnaires internationaux et diplomates. Il ne dit ni qui achète en anglais ni qui ne lit pas le français.
Pour décider d’un site multilingue, regardez d’abord vos propres échanges : les demandes reçues en anglais, les devis rédigés en anglais, les clients dont l’anglais est la langue de travail. Sur eljadiworks.com, du 7 juillet au 4 octobre 2026 (relevé du 6 octobre 2026), Search Console attribue à cet article 19 impressions et 1 clic en français, et 43 impressions sans clic en anglais.
Une deuxième langue n’a pas d’intérêt quand votre public ne la lit pas, ou quand vous ne pourrez pas tenir les contenus à jour dans les deux langues. Une version anglaise aux tarifs ou aux horaires périmés induit le visiteur en erreur. Dans ces deux cas, une seule langue bien tenue suffit.
Quelles pages traduire en premier ?
Pour traduire son site internet par étapes, commencez par les pages qui mènent à une prise de contact :
- l’accueil ;
- la page de chaque prestation que vous proposez en anglais ;
- les réalisations qui concernent ce public ;
- le contact, le formulaire et tout ce qui suit l’envoi ;
- les mentions légales et la politique de confidentialité auxquelles renvoie le formulaire.
Chaque page traduite l’est en entier. Google recommande une seule langue pour le contenu et la navigation de chaque page, et signale que traduire seulement le texte réutilisable, en laissant l’essentiel du contenu dans une autre langue, peut donner une mauvaise expérience : le même contenu apparaît alors plusieurs fois dans les résultats (Google Search Central).
Prévoyez aussi les mises à jour. Un tarif, une prestation ou un horaire modifié change dans les deux langues le même jour. Décidez avant le lancement qui rédige chaque version et qui la valide.
Que faut-il traduire en plus des textes ?
Ces éléments n’apparaissent qu’en utilisant le site : une relecture des pages ne suffit pas à les repérer.
| Élément | À traduire | Piège |
|---|---|---|
| Menus | Libellés, boutons, sélecteur de langue | Un sélecteur qui ramène à l’accueil de l’autre langue au lieu de la page correspondante |
| Formulaires | Libellés, textes d’aide, choix des listes, bouton d’envoi | Un texte d’aide ou une liste déroulante resté en français |
| Messages d’erreur | Champ manquant, format invalide, échec d’envoi | Des messages produits par le code ou le service d’envoi, absents des fichiers de traduction |
| E-mails de confirmation | Objet, texte, signature | Une confirmation en français envoyée à un visiteur qui a écrit en anglais |
| Mentions légales | Mentions, politique de confidentialité, conditions | Une version anglaise qui ne suit pas la dernière modification de la version française |
| Title et description | Balise title et meta description de chaque page | Un title français conservé sur la page anglaise, qui mélange alors deux langues (Google) |
| Adresses traduites | Slug de chaque page et de chaque article | Une adresse anglaise faite de mots français ; Google conseille des mots dans la langue du public (Google) |
Pour rédiger les titles et descriptions eux-mêmes, la liste de contrôle du référencement local à Genève détaille ce qu’ils doivent contenir.
Comment eljadiworks.com sépare-t-il le français et l’anglais ?
En octobre 2026, ce site applique quatre règles, chacune appuyée sur la documentation de Google.
- Une adresse par langue. Le français est à la racine, l’anglais sous
/en/. Google recommande des URL distinctes pour chaque version linguistique, plutôt que des cookies ou les paramètres du navigateur (Google Search Central). - Des slugs traduits et appariés. Cet article s’appelle
site-web-bilingue-francais-anglais-pmeen français etbilingual-website-french-english-smeen anglais. Un identifiant commun relie les deux versions, et le sélecteur de langue mène de l’une à l’autre. - Des hreflang réciproques avec x-default. Chaque page d’eljadiworks.com déclare sa version
fr, sa versionenet une valeurx-default, qui désigne la version française, dans ses métadonnées et dans le sitemap. Google demande que chaque version se cite elle-même et cite toutes les autres, et recommandex-defaultpour les langues sans version correspondante (Google Search Central). Sur les deux versions de cet article, relevées le 6 octobre 2026,fretx-defaultrenvoient à/articles/site-web-bilingue-francais-anglais-pme/, etenà/en/articles/bilingual-website-french-english-sme/. - Aucune redirection selon la langue du navigateur. eljadiworks.com n’enregistre aucun cookie de langue : l’adresse seule décide de la langue. Un navigateur réglé en anglais reste sur la page française ouverte, et le visiteur passe à l’anglais avec le sélecteur. Google déconseille de rediriger les internautes en fonction de la langue supposée, car ces redirections peuvent empêcher internautes et moteurs de recherche de consulter toutes les versions ; il conseille des liens vers les autres versions (Google Search Central).
Les hreflang aident Google à présenter la bonne version à chaque visiteur. Ils ne garantissent aucun classement. Google précise aussi qu’il détermine la langue d’une page avec ses propres algorithmes, sans utiliser hreflang ni l’attribut HTML lang (Google Search Central).
Que change une langue écrite de droite à gauche ?
Ahmed Ghattour & Co est un cabinet d’audit fiscal de Tripoli. Son ancien site, sous WordPress, avait été livré vers 2020. Le site que je lui ai livré en 2026 est en anglais et en arabe, et sa présentation accompagne les deux sens de lecture : de gauche à droite en anglais, de droite à gauche en arabe. Je prépare aujourd’hui sa nouvelle version, que je lui offre. L’étude de cas Ahmed Ghattour & Co présente le projet.
Le sens de lecture touche toute la mise en page. Le W3C recommande d’ajouter dir="rtl" à l’élément html quand le document se lit de droite à gauche : ce réglage fixe le sens de base de toute la page. Les blocs s’alignent alors à droite, la ponctuation se place correctement, les colonnes des tableaux vont de droite à gauche et la saisie dans les champs de formulaire commence à droite (W3C, en anglais).
Chaque composant se vérifie donc dans les deux sens : flèches, ordre des colonnes, alignement des listes et des champs.
Peut-on traduire son site avec un outil automatique ?
Un outil de traduction automatique peut préparer un brouillon. Je recommande ensuite une relecture par une personne qui connaît le métier : elle vérifie le sens, les conditions, les limites, les noms de prestations et les informations pratiques comme les horaires, les adresses et les délais.
La relecture humaine d’une traduction automatique est une pratique normalisée. La norme ISO 18587:2017 fixe les exigences de la post-édition humaine complète d’un texte issu d’une traduction automatique, ainsi que les compétences des post-éditeurs (ISO, en anglais).
Le texte relu est publié comme une page à part entière, à son adresse et dans une seule langue. Un module qui traduit la page à la volée, sans adresse propre à chaque langue, ne suit pas la recommandation de Google d’une URL distincte par version linguistique (Google Search Central).
Combien coûte une deuxième langue ?
Le forfait de création de site à Genève comprend une langue. La deuxième fait l’objet d’une proposition chiffrée au devis : les pages à traduire et leur validation sont précisées avant le démarrage. La traduction professionnelle n’est pas incluse et se prévoit séparément.
Sources
- Google Search Central, Gérer les sites multirégionaux et multilingues, mise à jour du 18 décembre 2025, consulté le 6 octobre 2026.
- Google Search Central, Versions localisées de vos pages, mise à jour du 24 septembre 2026, consulté le 6 octobre 2026.
- Google Search Central, Bonnes pratiques concernant la structure des URL, mise à jour du 31 décembre 2025, consulté le 6 octobre 2026.
- OCSTAT, Langues et religions : aperçu, chiffres clés (moyenne 2020-2024), et liste des tableaux (tableau T 01.06.1.03), consultés le 6 octobre 2026.
- ISO, ISO 18587:2017, Translation services: Post-editing of machine translation output, Requirements (en anglais), publiée en avril 2017, consulté le 6 octobre 2026.
- W3C, Structural markup and right-to-left text in HTML (en anglais), dernière révision de fond du 25 juin 2021, consulté le 6 octobre 2026.
